Quand le rêve s'écroule

Les hauts et les bas, cela fait partie de l'aventure... et des mésaventures. Des réparations et des bobos par ci par là, on est prêts et on y fait face...
Mais cette fois, c'est différent.
En rentrant de la Réunion mi janvier, à Toronto, en plein hiver, nous avions changé les plans et prévoyions de passer 5 mois aux usa au lieu de 3, pour pouvoir descendre en Louisiane et Texas, mais aussi poursuivre le long de la côte du texas, traverser l'arizona et remonter pas la Californie jusqu'à Vancouver.
Nous en rêvions. A vrai dire si nous avons commencé ce voyage au départ, c'était exactement pour cette partie là. Nous y sommes allés progressivement, avec des road trips plus courts pour commencer, mais là, nous étions prêts ! Prêts et excités de découvrir les grand parc nationaux et lieux mythiques des états unis, la tête dans le grand canyon ou dans les rainbows mountains...
Nous avons décidé de faire une demande de visa de tourisme, pour pouvoir y rester plus de 3 mois (il est prévu pour les séjours entre 3 et 6 mois). Il faut savoir que pour ce visa, nous devons montrer que nous ne voulons pas nous installer aux Etats Unis lors de l'entretien prévu à l'ambassade à cet effet. Pour notre part, nous y sommes allés, non sans stress, mais confiants quand même... Nous sommes résidents permanents au canada, nous y avons notre adresse, nos amis, nos deux derniers enfants sont nés ici et sont canadiens, notre projet de voyage est clair, et facile à comprendre. Nous n'avons aucunement l'intention de nous installer aux usa. Donc, tout est clair, tout ira bien...
Et bien, c'est la douche froide en ce 7 février, lorsqu'on nous annonce que notre situation n'est pas assez claire (ou n'entre pas assez dans leur cases), et trop douteuse, et que la personne chargée de décider nous émet un avis défavorable, en nous laissant un délai pour apporter plus de preuves d'attachement au pays...
Nous avons fait tout ce qui était possible pour apporter les preuves que nous reviendrons au Canada, mais sans être propriétaires et sans famille au Canada, c'était perdu d'avance, malgré les gentilles lettres de plusieurs de nos amis.
Une semaine plus tard, le 15 février, nous avons reçu un refus définitif. Amis français, sachez que lorsque votre visa est refusé une fois, vous ne pourrez PLUS JAMAIS demander un esta, Ã VIE. Ce ne sont pas des blagues. Notre esta est encore valable un an et ce sera donc notre dernier, pour nous, et pour nos enfants français. La seule option qui nous permettra encore de re passer aux états unis plus tard, est quand nous serons tous canadiens, ce qui est dans nos souhaits de toute façon.
Pas vraiment le temps de se remettre émotionnellement de ces émotions.. il faut trouver a nous loger autrement qu'en airbnb (qui commence a nous vider le portefeuille déja depuis 3 semaines, et ne correspondent pas toujours à la description !), en plus du fait que, bien sûr, la demande de visa coûte cher et n'est pas remboursée en cas de refus.
Je lance des appels et une famille d'amis nous héberge en Ontario pour nous permettre de souffler, de partager de bons moments avec eux et de nous remonter le moral. Nous les remercions chaleureusement.
Puis, un bonheur dans notre malheur, alors que nous sommes dernière minute: Une autre famille généreuse qui répond à notre appel, pas très loin de là, et nous nous retrouvons logés pendant un mois dans une ferme, en échange de nous occuper de 3 chiens et un perroquet et d'aider comme nous le pouvons aux autres travaux (vaches, chevaux). L'un de leur fils (adulte) restera habiter avec nous et nous aimons l'entendre parler de leurs voyages.
Nous y sommes donc en attendant la suite: dès que la météo le permettra, nous traverserons le canada jusqu'a Vancouver pour les mois à venir, et peut être même jusqu'au Yukon, qui sait ce que l'aventure nous réservera encore, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle continue ! Nous avons hâte de re partir sur les routes et ré intégrer notre maison sur roues qui nous manque.


Commentaires
Publier un commentaire